Etat des lieux de la Recherche & Développement (R&D) des entreprises françaises : la nouvelle étude de l’INSEE publiée

Sogedev décrypte le dernier dossier de l’INSEE intitulé « La recherche et développement des entreprises françaises au sein de l’Union européenne : spécificités sectorielles et financement public », publié en avril 2019.

La Recherche et Développement (R&D) est un enjeu primordial pour le développement et l’attractivité économique de l’Union européenne, qui tend à consacrer 3% de son PIB à des activités de R&D dans le cadre de son projet « Europe 2020 ».

Quels sont les principaux enseignements de l’étude R&D ?

  • Une recherche majoritairement privée. Aujourd’hui, les entreprises représentent deux tiers de la R&D réalisée dans l’UE, le tiers restant étant engagé par les administrations (organismes de recherche, établissements d’enseignement supérieur, institutions sans but lucratif).

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  • La forte implication de la France dans le soutien de la R&D. En 2015, elle consacre 2,23 % de son PIB à des activités de R&D et se place au septième rang des pays de l’Union européenne.

Par ailleurs, la France est le pays de l’UE le plus généreux en aides publiques à la R&D des entreprises : 2,9 milliards d’euros de subventions directes versées aux entreprises et 5,7 milliards d’euros de créances liées au dispositif fiscal du Crédit d’Impôt Recherche (CIR). À cela s’ajoutent d’autres dispositifs fiscaux comme le statut Jeune Entreprise Innovante (JEI).

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  • Une répartition sectorielle équilibrée en France. 49% des dépenses de R&D sont réalisées dans l’industrie manufacturière et 47% dans les activités de services, contrairement à l’Allemagne qui voit ses dépenses concentrées dans la première catégorie. Le secteur des services a notamment connu une augmentation des dépenses de R&D de 44% entre 2007 et 2015 en France, en partie grâce à la très forte progression du secteur du numérique, notamment avec les logiciels et NTIC. Concernant le secteur de la construction aéronautique et spatiale, la France se positionne en tête avec 10% des dépenses de R&D des entreprises, plus de 3 milliards d’euros, grâce à la présence d’acteurs importants.
  • Quelques secteurs industriels français très intensifs. Lorsque l’on observe l’intensité de la recherche sectorielle, c’est-à-dire la part de valeur ajoutée du secteur réinvestie en R&D, les entreprises françaises réinvestissent 1,6% de leur valeur ajoutée pour développer leur R&D. Ce chiffre est bien plus élevé dans certains secteurs comme la branche de fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques où il est de 33%.

 Cliquez-ici pour découvrir l’intégralité de l’étude INSEE Références, publiée le 16 avril 2019.

Cette étude vient confirmer le fait que la France se positionne au sein de l’Union Européenne comme un pays fortement impliqué dans le soutien et l’accroissement de la R&D de ses acteurs privés et publics, faisant de ce sujet un enjeu primordial pour son attractivité économique.

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